1801, Paris. Le célèbre physicien Alessandro Volta est nerveux : la foule autour de lui ne cesse de grossir et l’invité d’honneur, l’empereur Napoléon, vient d’arriver. Tous semblent impatients de découvrir sa dernière invention...

Pourtant, cette dernière n'a, à première vue, rien d’impressionnant. Ce n’est qu’un simple empilement de disques métalliques : un disque de cuivre, un tissu imbibé d’eau salée et un disque de zinc, puis à nouveau un disque de cuivre et ainsi de suite. Mais, lorsque Volta relie le premier disque (cuivre) et le dernier (zinc) à l'aide d'un fil métallique, voici que se crée… un courant électrique !

L'invention de Volta n'est autre que la première pile électrique. Napoléon en serait d’ailleurs resté bouche bée… Mais comment cette pile de métal peut-elle générer un courant électrique ? Tout simplement, en utilisant des réactions chimiques.
Eh oui, un courant électrique n'est autre qu'un déplacement de particules : les électrons. Or ce déplacement n’est possible que dans certains types de matériaux (métaux, eau salée...) dits "conducteurs". Ceux-là mêmes qui composent la pile de Volta !
Voici comment cela se passe. Dans le disque de zinc, un atome libère deux électrons (réaction d'oxydation) qui transitent, via le circuit électrique, jusqu'au disque de cuivre. Ces électrons réagissent alors avec deux molécules d'eau (réaction de réduction). Bref, il se produit ce que l'on appelle une réaction "d’oxydoréduction". Cette dernière crée une différence de potentiel (ou tension) entre les deux métaux, qui génère un courant électrique.

Évidemment, plus on empile de disques, plus la pile est puissante. On parle de "tension", mesurée en volts, en hommage à notre cher Volta. De nos jours, les piles ont une taille, une composition et une puissance bien différentes.
Elles sont cependant souvent constituées de métaux lourds et très polluants… Alors, dans l’attente de piles plus écolos, n’oubliez pas de les recycler !

.png)





