1536. Le roi Henri VIII prend une terrible décision. Il accuse d’adultère sa seconde épouse, Anne Boleyn. Il la fait décapiter, et bannit de la cour son image et son nom. Sa fille Élisabeth, qui a alors deux ans, ne gardera aucun souvenir de sa mère. Aucun, vraiment ?

Pas si sûr ! 22 ans plus tard, la petite Élisabeth monte sur le trône, sous le nom d’Élisabeth Ire. Et, au cours de son règne, elle se met à porter une bague tout à fait unique. Les matériaux utilisés sont très précieux : l’anneau est en nacre couvert de rubis, de perles et d’or.

Sur le dessus, un "E" de diamants posé sur un "R" en émail bleu évoque sa propriétaire : Elizabeth Regina, la reine Élisabeth.Le bijou est déjà en soi un petit chef-d’œuvre. Mais il conserve un secret bien gardé : le "E" de diamants dissimule un minuscule mécanisme.

La bague peut s’ouvrir ! Et, à l’intérieur, on découvre deux petits portraits émaillés.Celui du couvercle est Élisabeth elle-même, de profil. Mais qui est représenté sur le deuxième portrait ? On y voit un visage juvénile, coiffé d’un bonnet à la française typique du milieu des années 1530. Pour la plupart des spécialistes, c’est une évidence : il s’agirait d’un portrait de sa mère Anne Boleyn. Une manière pour sa fille de toujours la garder auprès d’elle…

Ce n’est d’ailleurs pas la seule représentation d’Anne Boleyn datant du règne de sa fille. En totale contradiction avec les interdits d’Henri VIII, c’est à cette époque que de nombreux portraits d’Anne Boleyn sont commandés. Voilà la mère de la reine réhabilitée et impossible à effacer !


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