1979. C’est la stupéfaction au musée de Dresde. Son chef-d’œuvre, la petite Liseuse de Vermeer, vient de passer devant les rayons X. Et la technologie révèle alors un secret bien gardé... Cette toile de l’artiste néerlandais, réalisée au 17e siècle, est en effet un vrai mystère. Elle met en scène une jeune femme seule, plongée dans la lecture d’une lettre. Impossible de connaître l’objet de cette missive ! Vermeer ne semble pas avoir laissé d’indice. La fenêtre ouverte n’éclaire qu’un mur à la couleur unie.

Mais en réalité, une surprise se trouve sous la couche de peinture. Un tableau encadré décorait la maison de la jeune femme. Il figure un dodu Cupidon, le dieu antique de l’Amour. Seulement voilà, en 1979, on pense que c’est Vermeer lui-même qui l’a recouvert pour ne pas l’intégrer à la toile. Après avoir été scrutée par les rayons X, la Liseuse retrouve donc sa place au musée, inchangée.

Il faut attendre une nouvelle analyse en 2017 pour que la vérité éclate. La couche de peinture qui recouvre le dieu a été faite après la mort de Vermeer. Le Cupidon se trouvait donc dans le tableau d’origine ! Ce n’est que par la suite qu’il a été caché, sans doute pour vendre plus facilement l’œuvre...

On décide alors de redonner son compagnon à la jeune femme. Avec beaucoup de précaution, des experts enlèvent les pigments au scalpel centimètre par centimètre. Une tâche de longue haleine qui a duré 4 ans !

Grâce à eux, le dieu a retrouvé sa place. Et sa présence lève le voile sur le contenu de la missive... Enfin presque : s'agit-il d'une déclaration d’amour ? Ou plutôt d'une lettre de rupture comme l’indique le visage fermé de la jeune femme ? Eh oui, malgré les retrouvailles avec son Cupidon, la Liseuse conserve quelques secrets !


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